Avec un TDAH, le rangement peut parfois être beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Ce n’est pas forcément que je ne veux pas ranger : c’est surtout que maintenir un système de rangement sur la durée demande une quantité d’énergie et d’attention que je n’ai pas toujours.
J’ai donc essayé de rendre mon rangement le plus simple et le plus visuel possible .
Plutôt que d’avoir des caisses anonymes dans lesquelles je finis par chercher mes vêtements, j’ai décidé de fabriquer mes propres étiquettes en tissu, avec des petits motifs en point de croix.
Du pixel art au point de croix
Pour créer mes étiquettes, j’ai commencé par dessiner les différents vêtements en pixel art .
L’idée était de créer des motifs très simples, facilement reconnaissables au premier coup d’œil : une culotte, une soutien-gorge, un pantalon, une robe, une tenue de sport…
Le pixel art se prête particulièrement bien à la broderie au point de croix : chaque pixel correspond finalement à une petite croix. J’ai donc pu concevoir moi-même mes motifs, en faisant attention à ce qu’ils restent suffisamment petits pour tenir sur mes étiquettes.
Broder sur le tissu
Une fois le motif terminé, je le brode sur le tissu qui servira à fabriquer l’étiquette.
Pour cela, j’utilise une petite pièce de toile Aïda comme support temporaire . Je l’épingle sur le tissu, puis je brode le motif à travers les deux épaisseurs.
Une fois la broderie terminée, la toile Aïda ne doit évidemment pas rester sur l’étiquette. Je la retire donc fil par fil , délicatement, jusqu’à ce qu’il ne reste que les petites croix brodées directement sur le tissu.
C’est un peu long, mais je trouve ça parfaitement jouissif à faire. Tirer chaque fil de la toile aïda l’un après l’autre est un travail étonamment satisfaisant. Et bien sur, le résultat en vaut la peine : la toile aïda est pratique, mais peu esthétique. J’obtiens donc une broderie bien réalisée, sur un fond uni.
J’écris ensuite le mot correspondant avec un crayon sur mon tissu et je brode simplement par dessus les lettres au fil noir. Il aurait été possible de faire les lettres au pixel art comme les dessins, mais je trouvais ça plus joli et plus pratique du faire en broderie libre.
Le résultat
Une fois les étiquettes terminées, je peux les fixer sur mes caisses de rangement. Pour cela, j’ai décidé de ne pas me prendre la tête et d’utiliser de simples épingles à nourrice. Mes étiquettes sont donc fixées, je peux les déplacer au besoin. Mais surtout, elles sont immédiatement compréhensibles, ce qui facilite énormément mon rangement quotidien.
C’est exactement le genre de petite adaptation qui peut faire une vraie différence quand on a tendance à se laisser rapidement déborder par le rangement.
Les motifs
Voici les différents motifs que j’ai créé pour mes caisses :
Culotte


Brassière


Pantalons


Peignoir


J’ai utilisé un tissu un peu trop fragile sur la robe, et il s’est un peu abîmé. Mais tant pis, flemme de recommencer.
Tenue de sport


Vous remarquerez peut-être des petites différences entre le motif de base et le résultat. Le pixel art sert de plan de broderie miniature , mais il m’arrive de dévier légèrement du motif.
Je pourrai d’ailleurs continuer à créer d’autres motifs au fur et à mesure que mes besoins de rangement évoluent. Il manque encore plusieurs caisses à étiqueter : les pulls, les chaussettes et les jupes.

Une petite solution pour un gros problème de rangement
Ce projet est partie d’un problème très banal : comment faire pour que mon système de rangement reste suffisamment simple pour que je puisse réellement l’utiliser ?
En réalité, ça faisait longtemps que j’avais décidé de ranger mes vêtements dans des caisses. Mais malgré mes efforts, je les perdais tout le temps. Mes problèmes d’attention rendaient ce système contre-productif : il suffisait qu’une seule fois, fatiguée ou en retard, je range un T-shirt sans faire attention dans la caisse des robes, j’allais ensuite ranger les T-shirt suivant dans la même caisse, puisqu’elle contenait déjà un T-shirt. Mes robes se retrouvaient sous les T-shirt, la robe suivante allait se retrouver dans une 3eme caisse, et ainsi de suite. En quelques jours, sans que je m’en aperçoive, tout le système de rangement était sens dessus dessous, et il m’était impossible de mettre la main sur ce que je cherchais.
La solution a finalement été de remplacer une partie de l’effort mental par des indices visuels. Poser des étiquettes en papier a quelques temps fonctionnels, mais elles étaient moches et se détachaient facilement sur les caisses en tissu.
Et puisque j’aime fabriquer des choses, autant en profiter pour rendre ces indices jolis.
Vous pouvez retrouver ci-dessous tous les motifs en pixel art ainsi que les photos des étiquettes terminées. N’hésitez pas à vous en inspirer pour créer vos propres étiquettes de rangement.